PASSION NEW YORK CITY

16 juillet 2019

METROPOLITAN MUSEUM OF ART - CENTRAL PARK - MANHATTAN

Le Metropolitan Museum of Art de New York (aussi connu sous le nom abrégé de Met) est l'un des plus grands musées d'art au monde. Ouvert au public depuis le 20 février 1872, il est situé dans Central Park sur la Cinquième Avenue et à la hauteur de la 82e rue. Le musée comprend également un autre bâtiment, The Cloisters (les cloîtres), à l'extrémité nord de l'île, dans Fort Tryon Park (quartier de Washington Heights). Cette annexe présente des œuvres d'art médiéval et des reconstitutions de cloîtres européens.

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Les collections du Met comptent plus de deux millions d'œuvres d'art provenant du monde entier et représentant une gamme d'objets très divers. Les premières pièces sont apportées par les fondateurs puis des dons et des legs de grands collectionneurs ainsi que les diverses politiques d'acquisition menées par les directeurs successifs. Les visiteurs peuvent ainsi admirer des trésors de l'Antiquité, tels que ceux exposés dans ses galeries grecques et chypriotes, en passant par des toiles et des sculptures de tous les grands maîtres européens, jusqu'à une large collection d'art américain. Les collections sont aussi composées d'œuvres égyptiennes, africaines, asiatiques, océaniennes, moyen-orientales, byzantines et islamiques.

Une collection encyclopédique d'instruments de musique du monde entier peut aussi être admirée ainsi qu'une série d'intérieurs, comme une chambre romaine du Ier siècle av. J.-C. ou une pièce dessinée par l'architecte américain Frank Lloyd Wright. Il faut également mentionner sa collection d'armes et d'armures antiques d'Europe, mais aussi du Japon, des États-Unis et du Moyen-Orient.

Histoire

L'idée de la création du musée remonte à 1870, date à laquelle plusieurs personnalités américaines, issues du milieu artistique, mais également du milieu des affaires décident de créer un musée pour apporter l'art aux citoyens américains. Les premières collections sont présentées au cours de cette même année, avec trois collections privées en provenance d'Europe, pour un total de 174 peintures, avec notamment des œuvres de Nicolas Poussin, Giambattista Tiepolo ou encore Francesco Guardi.

Le Metropolitan Museum of Art ouvre ses portes le 20 février 1872, dans l'académie de danse de Dodsworth, un bâtiment situé au 681 de la Cinquième avenue à New York. John Taylor Johnston, dirigeant d'une compagnie ferroviaire dont la collection personnelle représente le noyau du nouveau musée, est son premier président et l'éditeur George Palmer Putnam le rejoint en tant qu'administrateur. Sous leur direction, les biens du Met, qui consistent initialement en un sarcophage romain en pierre et en la collection de 174 toiles principalement européennes, s'accroissent jusqu'à remplir tout l'espace disponible. En 1873, à la suite de l'achat par le Met de la collection d'antiquités chypriotes de Luigi Cesnola, le musée quitte la Cinquième avenue pour s'installer dans la Douglas Mansion sur la 14e rue Ouest.

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Cependant, grâce à une négociation avec la municipalité de New York, ces locaux ne sont que temporaires. Le Met fait en effet l'acquisition d'un terrain à l'est de Central Park, où il construit un mausolée néogothique en briques rouges, dessiné par les architectes américains Calvert Vaux et Jacob Wrey Mould. Le Met est depuis resté à cet endroit et la structure originale fait toujours partie du bâtiment actuel. Nombre d'extensions seront construites au fil du temps, comme la façade Beaux-Arts, dessinée par Richard Morris Hunt. Cette façade, commencée en 1912 et complétée en 1926, est construite en calcaire gris de l'Indiana. L'aile sud est entreprise en 1911, l'aile nord en 1913 : elles sont l'œuvre du cabinet d'architectes McKim, Mead et White. En 1963, à l'instigation d'André Malraux, le musée expose La Joconde qui reçoit la visite de dizaines de milliers de personnes.

En 1971, un nouveau plan architectural du musée est approuvé et confié au bureau d'architectes Kevin Roche, John Dinkeloo & Associates, sa réalisation s'étend sur une période de vingt années. Son but est de rendre les collections du musée plus accessibles au public, plus pratiques pour les chercheurs et globalement plus intéressantes et didactiques pour l'ensemble des visiteurs.

Parmi les ajouts de ce nouveau plan, on peut citer la Robert Lehman Wing (« aile Robert Lehman »), achevée en 1975, qui abrite la collection des grands Maîtres de la peinture européenne, des impressionnistes et post-impressionnistes ; l'installation dans la Sackler Wing du temple de Dendour en 1978 ; l'American Wing, ouverte en 1980 qui comprend 24 salles et offre une vue complète de l'histoire de l'art et de la vie quotidienne américaine ; la Michael C. Rockefeller Wing qui présente, dès 1982, les collections africaine, océanienne et celles des Amériques ; la Lila Acheson Wallace Wing qui abrite les collections d'Art moderne ouvre en 1987 et enfin en 1991, la Henry R. Kravis Wing destinée à la sculpture européenne et aux arts décoratifs de la Renaissance au début du XXe siècle.

Ces nouvelles constructions achevées, le Met peaufine et réorganise les collections à l'intérieur des nouveaux espaces. En juin 1998, la galerie des arts coréens est ouverte au public, complétant ainsi la suite des galeries consacrées aux arts asiatiques. En 1999, s'achève la rénovation des galeries des antiquités proche-orientales et celle des antiquités grecques et romaines débute. La Robert and Renée Belfer Court, présentant l'art de la Grèce antique ouvre en juin 1996 ; les New Greek Galleries sont inaugurées en avril 1999 et les galeries chypriotes en 2000.

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En 2006, le Met fait presque quatre cents mètres de long et occupe une superficie de plus de 180 000 m2, plus de vingt fois la taille de ses premiers locaux de 1880.

Fonctionnement

Les collections se répartissent sur 280 salles et quatre niveaux. En 2016, le Met employait plus de 2 200 salariés et plus de 1 400 bénévoles (l'Organisation des bénévoles du Met existe depuis 1967).

Bien que le musée ne perçoive aucune aide fédérale, la ville de New York prend toutefois à sa charge les dépenses de fonctionnement de l'établissement (comme le chauffage, l'éclairage et la sécurité). La plupart des recettes du musée (hors entrées des visiteurs) proviennent du secteur privé (85 % en 1994), dont une partie est versée par des fondations. Les investissements en bourse, appelés « endowment », atteignent 1,7 milliard de dollars et rapportent chaque année plusieurs millions de dollars d'intérêts dépensés par le musée. Le budget de fonctionnement du Met est de 160 millions de dollars. Les membres de clubs de bienfaiteurs disposent de privilèges en échange de leur cotisation : en 1994, il y avait près de 100 000 adhérents. Des réceptions sont organisées par le musée, en particulier dans une salle à manger qui donne sur Central Park. La vente de produits dérivés (répliques d'œuvres, bijoux, cartes postales, tee-shirts) dans la boutique du musée ou par correspondance, est une autre source de revenus. En outre, le musée organise plus de trente expositions temporaires chaque année.

Une partie du budget sert à faire de nouvelles acquisitions. Enfin, le musée prête chaque année près de 5 000 œuvres à d'autres musées.

En février 2017, le musée annonce la diffusion de 375 000 œuvres numérisées appartenant au domaine public sous licence Creative Commons Zero (CC0) avec possibilité de téléchargement des versions en haute définition pour tous les types d'usage, y compris commerciaux.

Politique d'acquisitions

Dans les années 1970, sous la direction de Thomas Hoving, le Met révise sa politique d'acquisitions en l'axant sur l'achat d'œuvres de renommée mondiale, grâce à la vente de pièces moins prestigieuses de ses collections. Bien que par le passé, le Met ait déjà vendu des objets en double ou mineurs de ses collections pour financer l'acquisition de nouvelles pièces, la nouvelle politique se veut plus agressive et plus large qu'auparavant. Elle permet la vente d'œuvres dont la valeur aurait par le passé exclu leur mise sur le marché. Cette nouvelle politique suscite de nombreuses critiques (en particulier de la part du New York Times). Cependant elle porte ses fruits ; nombre d'objets acquis grâce au fond généré par ces ventes sont aujourd'hui considéré comme des pièces maîtresses des collections du Met, comme le Juan de Pareja de Vélasquez. La politique mise en place par le Met est à cette époque suivie par d'autres musées. Le Met a poursuivi cette politique jusqu'à nos jours.

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Les collections permanentes du Met sont exposées et gérées par dix-neuf départements indépendants, chacun d'entre eux comprenant une équipe de conservateurs spécialisés, de restaurateurs et de chercheurs.

Arts décoratifs américains

Le département des Arts décoratifs américains comprend plus de 12 000 exemples d'œuvres d'Arts décoratifs américains, couvrant une période allant de la fin du XVIIe siècle au début du XXe siècle. Bien que le Met ait reçu, en 1909, sa première collection d'Arts décoratifs américains grâce à une donation de Margaret Olivia Slocum Sage, femme du financier Russell Sage, le département n'est créé qu'en 1934. L'un des bijoux du département est sa collection de vitraux qui est sans doute la plus importante du monde, comprenant plusieurs pièces de Louis Comfort Tiffany. Le département est aussi célèbre pour ses vingt-cinq salles présentant chacune une pièce meublée, complète, par époque ou par créateur. On trouve aussi une collection notable d'argenterie exposant de nombreuses pièces de Paul Revere ou de Tiffany & Co..

Peinture et sculpture américaine

Depuis sa fondation, le Metropolitan Museum of Art a mis un point d'honneur à collectionner des œuvres américaines. La première pièce entrée au Met est une sculpture allégorique de Hiram Powers intitulée California, acquise en 1870, qui est toujours visible aujourd'hui dans les galeries du musée.

Au cours des décennies suivantes, la collection de peintures et de sculptures américaines s'agrandit jusqu'à comprendre 1 000 toiles, 600 sculptures et 2 600 dessins, couvrant toutes les époques, de l'ère coloniale jusqu'au début du XXe siècle. Nombre des peintures les plus célèbres des États-Unis font partie de sa collection, comme le portrait de George Washington par Gilbert Stuart, le monumental Washington Crossing the Delaware d'Emanuel Leutze, ou les chefs-d'œuvre de Winslow Homer, George Caleb Bingham, John Singer Sargent, James McNeill Whistler et Thomas Eakins.

De nos jours, la collection d'art américain repose sur deux conservatoires, celui des arts décoratifs américains, créé en 1934, et celui des peintures et sculptures américaines qui voit le jour quatorze ans plus tard. Tous deux sont abrités dans l'American Wing (aile américaine), qui ouvre en 1924. L'aile est agrandie de manière substantielle en 1980 pour y incorporer les galeries permanentes de peintures et de sculptures américaines, les Joan Whitney Payson Galleries, puis en 1988 par la construction du Henry R. Luce Center pour l'étude de l'art américain.

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La terrasse du Met

Antiquités du Proche-Orient

C'est vers la fin du XIXe siècle que le Met entreprend l'acquisition d'objets d'art antique du Proche-Orient. De quelques tablettes d'écriture cunéiforme et quelques sceaux, la collection du musée s'est étendue et comprend désormais des objets datant du début du Néolithique jusqu'à la conquête arabe de l'empire des Sassanides en 651. On y trouve des œuvres sumeriennes, hittites, sassanides, assyriennes, babyloniennes et élamites (parmi d'autres), ainsi qu'une collection unique d'objets de l'âge du bronze.

En octobre 1999, les galeries d'antiquités du Proche-Orient ont été rouvertes après dix-huit mois de travaux de rénovation et de remodelage de l'exposition grâce au soutien du fond Hagop Kevorkian. Les galeries sont organisées chronologiquement et géographiquement, les objets y sont placés dans un contexte qui éclaire leur signification dans l'Antiquité ainsi que leur connexions avec l'art des cultures voisines. Le point central de la nouvelle construction est la galerie d'art assyrien, Raymond et Beverly Sackler, qui recrée une salle d'audience du palais du nord-ouest du roi assyrien Assurnazirpal II à Kalkhu (situé de nos jours en Irak). Le monumental lammasu, ou gardien de pierre du palais est sans doute le point d'orgue de la collection.

Armes et armures

Le département des armes et armures est l'une des collections les plus populaires du musée. La « parade » des armures à cheval exposée au premier étage de la galerie est l'une des images les plus connues du Met. Le département se concentre sur les modèles d'apparat, joyaux d'habileté technique et d'ouvrages finement ciselés, du Haut Moyen Âge européen et de pièces japonaises du Ve au XIXe siècle. Cependant, ce ne sont pas les seules cultures représentées, la collection offre aussi des pièces d'autres époques et régions, comme celle de la période thinite en Égypte, de la Grèce antique, de l'Empire romain, de la période antique au Proche-Orient, de l'Afrique, de l'Océanie et des Amériques. Parmi cette collection de 15 000 objets, on compte des pièces ayant appartenu à des rois et des princes comme Henri II de France et Ferdinand Ier du Saint-Empire.

Le Met a reçu ses premiers exemplaires d'armes et armures en 1881. Grâce à un lot important provenant du Japon et une collection majeure européenne, toutes deux achetées en 1904, la collection du musée a bientôt acquis un renom international. Ce qui mena à l'établissement d'un département séparé en 1912.

Central-Park - Copie

Les galeries exposent également des armes américaines allant de l'ère coloniale jusqu'à la fin du XIXe siècle, des armes de diverses cultures islamiques, comprenant une très belle série d'armures des XVe et XVIe siècles d'Iran et d'Anatolie, ainsi que des armes serties de pierres précieuses des cours des empire ottoman et moghol.

Arts d'Afrique, Océanie et Amériques

Bien que le Met ait acquis un lot d'antiquités péruviennes en 1882, il n'entreprend une collecte systématique d'œuvres africaines, océaniennes et américaines qu'en 1969, lorsque l'homme d'affaires et philanthrope Nelson Rockefeller lui fait don de 3 000 pièces de sa collection.

Aujourd'hui, le musée est riche de plus de 11 000 œuvres d'Afrique subsaharienne, des îles du Pacifique et des Amériques qu'il expose sur près de 4 000 m2 dans l'aile Rockefeller, située à son extrémité sud. Les collections s'échelonnent sur une période de 40 000 ans, dont des peintures aborigènes, un groupe de poteaux funéraires sculptés de cinq mètres de haut, réalisés par les Asmats de Nouvelle-Guinée, mais aussi des objets rares de la cour du Bénin. La gamme d'objets présentés dans ce département est l'un des plus vastes du musée et comprend des objets réalisés à partir de différent matériaux, du métal le plus précieux jusqu'à des épines de porc-épic.

La collection africaine couvre la vaste étendue géographique de l'Afrique sub-saharienne. Les œuvres comprennent de très beaux ivoires afro-portugaises du XVe siècle, mais aussi des statuettes Fangs. Alors que le bois est le principal moyen d'expression de ces artistes, on peut également admirer des objets en pierre, en terre cuite, en or, en argent et en ivoire ainsi que des textiles et des assemblages de perles.

La collection des antiques Amériques est principalement mexicaine et péruvienne, couvrant une période de 3 500 ans, depuis 2000 avant notre ère jusqu'à l'arrivée des européens à la fin du XVe siècle. Parmi ces objets précolombiens, on trouve aussi bien des céramiques Olmèques du Ier millénaire av. J.-C. que des boucles d'oreilles en mosaïques de couleurs, des peuples moches du Pérou (plus récentes d'un millier d'années) ou qu'une statue antillaise en bois du XVe siècle. Le Jan Mitchell Treasury d'art précolombien en or, qui est ouvert dans la galerie sud-américaine en 1993, abrite l'une des expositions les plus complètes au monde en matière d'objets américains en or. Les autres matériaux présents dans la collection comprennent la pierre, le jade, les textiles et des œuvres en plumes d'oiseaux. L'art africain contemporain est représenté par des œuvres de Fathi Hassan.

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Arts asiatiques

Le département Asie du Met est doté d'une très riche collection qui remonte à la fondation même du musée : nombre des philanthropes qui le dotent possédaient des œuvres asiatiques. De nos jours, c'est toute une aile qui leur est consacrée, elle comprend plus de 60 000 pièces et couvre 4 000 ans d'histoire. Chaque civilisation asiatique y est représentée et les œuvres exposées concernent chaque domaine artistique, de la peinture à l'imprimerie, en passant par la sculpture ou le travail des métaux. Le département est célèbre pour sa collection de calligraphies et de peintures chinoises, ainsi que pour ses œuvres népalaises et tibétaines. Ce ne sont pas seulement des objets d'art ou rituels qui y sont exposés, mais aussi des objets du quotidien. On y trouve également un jardin de la dynastie Ming, sur le modèle de celui du Maître des filets de Suzhou.

Le département est établi en 1915 sous le nom de département d'art d'Extrême-Orient, puis son nom est changé en 1986 en département d'arts asiatiques. La réelle impulsion, pour créer une importante collection d'arts asiatiques, vient de Douglas Dillon qui est nommé président du conseil d'administration du musée en 1970. Depuis cette année-là, qui coïncide avec le centenaire du musée, le département s'est engagé sur la voie de l'expansion de son personnel, de sa collection et de sa surface d'exposition en suivant un plan très ambitieux. Ce processus culmine en 1998 avec l'achèvement d'une aile entière dévolue aux arts asiatiques, occupant quelque 5 800 m2.

Les galeries Charlotte C. Weber, rénovées en 1997 et consacrées aux antiquités chinoises, ouvrent leurs portes en 1988 afin d'exposer les collections de bronzes et jades anciens, de céramiques et de travaux sur métaux de la période néolithique jusqu'à la dynastie Tang.

L'institut du vêtement

En 1946, le Museum of Costume Art (musée des arts du vêtement) rejoint le Met et devient son département de l'institut du vêtement. Aujourd'hui, sa collection comprend plus de 80 000 habits et accessoires. À cause de la nature fragile de ces objets, l'institut ne présente pas d'exposition permanente de sa collection. Par contre, chaque année il organise deux présentations de ses trésors dans les galeries du Met, chacune se concentrant sur un thème ou un créateur en particulier. Par le passé, l'institut a présenté de grands couturiers comme Chanel et Gianni Versace qui ont attiré la foule. L'institut organise chaque année un grand gala de bienfaisance, le Met Gala, parrainé par la rédactrice en chef du magazine Vogue, Anna Wintour, qui est un véritable événement pour le monde de la mode. En 2007, le prix des 700 tickets d'entrée débutait à 6 500 dollars.

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Lady Gaga, Met Gala 2019

Le Museum of Costume Art est une entité indépendante fondée en 1937. Dirigé par la fondatrice de la Neighborhood Playhouse School of the Theatre, Irene Lewisohn, le musée a bénéficié de dons d'Irene et de sa sœur Alice Lewisohn Crowley, ainsi que des décorateurs de théâtre Aline Bernstein et Lee Simonson, parmi d'autres. En 1946, grâce au soutien financier de l'industrie de la mode, le Museum of Costume Art est acheté par le Met et en devient un département en 1959. La célèbre rédactrice du monde de la mode, Diana Vreeland (1903-1989), est consultante de 1972 jusqu'à sa mort en 1989. Elle réalise une suite d'expositions spectaculaires dont Le Monde de Balenciaga (1973), Hollywood Design (1974), La Gloire du Costume Russe (1976) ou encore Vanity Fair (1977) qui galvanisent le public et font du département un standard international.

Dessins et gravures

Le département des dessins et gravures se concentre sur les œuvres nord-américaines et de l'Europe de l'Ouest produites depuis le XVe siècle (d'autres département possèdent des œuvres appartenant à d'autres périodes et régions géographiques). Actuellement, on y compte plus de 11 000 dessins, 1,5 million de gravures et 12 000 livres illustrés. La collection s'est considérablement enrichie depuis le premier legs de 670 dessins fait par Cornelius Vanderbilt (1794–1877) en 1880. Les grands maîtres de la peinture européenne, qui ont produit plus de croquis et de dessins que de véritables peintures, y sont fort bien représentés. Le département offre des œuvres majeures de Michel-Ange, Léonard de Vinci et Rembrandt, ainsi que des gravures et eaux-fortes de Van Dyck, Dürer et Degas parmi d'autres.

Le département des gravures est établi en 1916 et, sous la direction de son premier conservateur, William M. Ivins Jr., se développe rapidement pour devenir une référence encyclopédique internationale dans le domaine des images imprimées. Ivins attire de nombreuses donations et legs au musée : des xylographies et des croquis tardifs de Rembrandt de Felix M. Warburg et sa famille, ainsi que des gravures de Rembrandt, van Dyck, Degas et Cassatt de la collection H. O. Havemeyer. Il s'étend maintenant également à l'époque contemporaine, avec des œuvres de Jasper Johns, Robert Rauschenberg et d'autres.

Antiquités égyptiennes

Bien que la dotation originelle du département des antiquités égyptiennes provienne de collections privées, les objets découverts lors des fouilles entreprises par les chercheurs du musée, entre 1906 et 1941, constituent plus de la moitié de la collection actuelle. Plus de 36 000 pièces d'art égyptien allant du Paléolithique à l'époque romaine composent la collection égyptienne du Met. La plupart d'entre elles sont visibles dans l'immense aile du musée qui abrite quarante galeries égyptiennes.

Les expéditions égyptiennes comportent quatorze périodes de fouilles à Licht. Le site comprend la pyramide d'Amenemhat Ier, qui inaugure une dynastie qui restera l'une des plus prestigieuses de l'histoire égyptienne, et celle de son fils, la pyramide de Sésostris Ier. Les premières fouilles sont dirigées par le fameux égyptologue américain Albert Morton Lythgoe, premier conservateur du département d'antiquités égyptiennes, assisté d'Ambrose Lansing et Arthur C. Mace. On retrouve également à Licht un jeune égyptologue, Herbert Eustis Winlock, qui commence tout juste sa carrière. C'est alors qu'il travaille avec Mace dans la tombe de Senebtisi que Winlock développe la méthodologie de fouilles archéologiques qui fera sa renommée d'égyptologue.

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Parmi les pièces de grande valeur de la collection égyptienne, on compte une série de vingt-quatre miniatures en bois, découvertes dans la tombe de Méketrê, chancelier de Montouhotep II (XIe dynastie), à Deir el-Bahari en 1920. Elles dépeignent avec des détails stupéfiants la vie égyptienne au début de la période du Moyen Empire : bateaux, jardins et scènes de la vie de tous les jours.

Cependant, la pièce majeure et la plus populaire du département est sans nul doute le temple de Dendour. Ce temple est démantelé par le gouvernement égyptien pour le sauver de la montée des eaux, lors de la construction du barrage d'Assouan, puis offert aux États-Unis en 1965. Il est réassemblé au Met, dans l'aile Sackler en 1978. Il se trouve dans cette salle immense entourée d'un bassin et éclairée par une gigantesque baie vitrée donnant sur Central Park.

Peinture européenne

Le Metropolitan possède l'une des plus belles collections de peinture européenne au monde. Bien que la collection ne compte que 2 500 pièces, elle comprend des œuvres immédiatement reconnaissables. C'est dans ce département que s'est toujours fait le gros des acquisitions du musée, se concentrant principalement sur les grands maîtres de la peinture européenne du XIXe siècle en particulier français, italiens et hollandais. Nombre de grands artistes y sont présentés de manière exhaustive et le Met possède par exemple 37 toiles de Monet, 21 huiles de Paul Cézanne, 18 œuvres de Rembrandt ou encore cinq peintures de Johannes Vermeer, et treize d'Antoine van Dyck.

Les autres éléments essentiels de la collection comprennent Les Moissonneurs de Brueghel l'Ancien, La Diseuse de bonne aventure de Georges de La Tour, La Mort de Socrate de Jacques-Louis David et l'Autoportrait avec le chapeau de paille de Vincent van Gogh.

En 1870, lors de la fondation du Met, une campagne de récolte de fonds est lancée dans le but d'acquérir des œuvres. L'année suivante, les administrateurs votent un crédit de 116 180,27 $ pour l'acquisition de 174 peintures, pour la plupart hollandaises et flamandes du XVIIe siècle. Un département de peinture est créé en 1886 pour prendre en charge ces peintures et d'autres, les gravures et les dessins du musée, sans se préoccuper de leur époque ni de leur origine. Au fur et à mesure de la croissance de la collection, d'autres départements se formèrent qui prennent en charge différents éléments de la collection. En 1950, la collection ne comptant plus que des œuvres européennes, le département est renommé en conséquence. Ses conservateurs continuent également d'acquérir des dessins comme Susanna and the Elders de Giambattist Pittoni, jusqu'à ce qu'un département y soit consacré en 1960.

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Sculptures et arts décoratifs européens

Bien que la peinture européenne possède son propre département, les autres arts décoratifs de ce continent sont également bien représentés au Met. Il s'agit de l'un des plus grands départements du musée avec plus de 50 000 pièces du XVe au XXe siècle. Si la collection se concentre principalement sur la sculpture de la Renaissance, elle comprend également des meubles, des bijoux, des verreries, des céramiques, des tapisseries, des textiles, de l'horlogerie et des instruments mathématiques.

Les visiteurs peuvent également admirer des pièces meublées de différentes époques, reconstituées dans les galeries du Met. La collection comprend par exemple le patio du XVIe siècle du château espagnol de Vélez-Blanco ; une pièce d'un château suisse du XVIIe siècle, ou encore la devanture d'une boutique parisienne du XVIIIe siècle. Les sculptures majeures du département comprennent une Bacchanale de Bernini, l'Héraklès archer de Bourdelle, un plâtre des Bourgeois de Calais de Rodin, et quelques pièces uniques de Houdon, parmi lesquelles le Buste de Voltaire et le fameux portrait de sa fille Sabine.

Le département, créé en 1907 sous la présidence de John Pierpont Morgan, est alors un dépôt d'œuvres sans distinction d'époque ou d'origine. Trente-cinq années d'acquisitions en ont déjà fait une collection importante. Alors que le rythme des acquisitions augmente au cours des décennies, il y a plusieurs partitions et consolidations autour de ces objets au sein du département. La définition des buts du département est établie en 1935 et c'est en 1978 qu'il reçoit son appellation actuelle.

Antiquités grecques, étrusques et romaines

La collection est composée de plus de 35 000 œuvres remontant au Néolithique jusqu'à la conversion au christianisme de l'empereur romain Constantin en 312. La collection gréco-romaine remonte à la fondation du musée. Sa première acquisition est un sarcophage romain provenant de Tarse, don de 1870, qui est toujours exposé.

Bien que la collection se concentre naturellement sur la Grèce antique et l'Empire romain, ces régions historiques représentent un large éventail de cultures et de styles artistiques. Les objets présentés vont de la petite pierre semi-précieuse gravée à la statue et reflète l'ensemble des matériaux sur lesquels travaillent les artistes d'alors : marbre, calcaire, terre cuite, bronze, or, argent et verre, mais aussi l'ivoire, les os, le fer, le plomb, l'ambre et bien sûr le bois.

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On compte des œuvres antérieures à la fondation des empires grec et romain, par exemple des sculptures des Cyclades ou le seul et unique Char étrusque datant du second quart du VIe siècle av. J.-C. et découvert dans une tombe à Montelone. Le visiteur peut aussi admirer de grandes peintures murales classiques ou des bas-reliefs de différentes périodes, ainsi qu'une chambre reconstituée d'une noble villa de Boscoreale, mise à jour après son ensevelissement lors de l'éruption du Vésuve en 79.

Parmi les premiers directeurs du musée, on compte plusieurs archéologues classiques, comme Luigi Palma di Cesnola et Edward Robinson. Après 1905, le musée se lance dans une politique accrue d'acquisition dans ce domaine, grâce au Fond Rogers, créé en 1901 par un legs de Jacob S. Rogers, un industriel des chemins de fer. De plus, le droit du partage étant toujours en vigueur, il permet au musée de partager, avec les musées locaux, les découvertes faites sur les fouilles qu'il organise autour de la mer Méditerranée, comme à Sardes. Malgré ces nombreuses acquisitions dans ce domaine et l'importante collection qui est déjà en sa possession, le musée ne crée le département qu'en 1909 et il n'est baptisé de son nom actuel qu'en 1925.

En 2007, le département s'est agrandi de quelque 6 000 m2 afin de permettre l'exposition permanente de la presque totalité de la collection.

Art de l'Islam

La collection d'art islamique n'est pas strictement confinée à l'art religieux, bien que de nombreux objets exposés ont été créés à l'origine pour le culte ou comme éléments décoratifs de mosquées. On y trouve des objets séculiers, comprenant céramiques et textiles du monde arabo-musulman, allant de l'Espagne à l'Asie centrale, en passant par l'Afrique du Nord.

Les miniatures d'Iran et de l'Empire moghol constituent les éléments essentiels de la collection. La calligraphie, aussi bien religieuse que profane, y est bien représentée, depuis les décrets officiels de Soliman le Magnifique jusqu'à de nombreux corans reflétant différentes périodes et styles de calligraphie. On peut aussi admirer des intérieurs reconstitués, comme la Chambre Nur Al-Din provenant d'une maison de Damas du XVIIIe siècle.

Bien que quelques cachets et bijoux de pays musulmans aient été acquis dès 1874, ainsi que quelques textiles turcs en 1879, le Met ne reçoit son premier lot important d'objets islamiques qu'en 1891, grâce à un legs d'Edward C. Moore. Depuis lors, la collection s'est agrandie par des dons, des legs, des achats et par les fouilles organisées par le musée à Nishapur en Iran, entre 1935 et 1939, puis en 1947. Jusqu'en 1932, lorsque le département d'art du Proche-Orient est constitué, tous ces objets sont exposés par le département des arts décoratifs. Vers 1963, la quantité d'objets s'est accrue au point qu'il est nécessaire de créer une division entre les pièces proche-orientales et islamiques de la collection. En 1975, les galeries d'art de l'Islam sont déplacées et totalement rénovées. Puis, à la suite d'une seconde rénovation, précédée d'une période de fermeture de plusieurs années, les 15 galeries de la collection ont été rouvertes le 1er novembre 2011.

Aujourd'hui, près de 12 000 pièces sont présentées sur environ 4 000 m2. 

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Collection Robert Lehman

Après le décès du banquier Robert Lehman en 1969, sa fondation fait don de 3 000 œuvres au musée, abritées aujourd'hui dans l'aile Robert Lehman. Le Met affirme que la collection est « l'une des plus extraordinaires collections privées jamais assemblée aux États-Unis ».

Pour mettre en valeur la nature personnelle de la collection Lehman, le Met l'expose dans des galeries évoquant l'intérieur richement décoré de l'hôtel particulier de Lehman. La création d'un « musée dans le musée » a reçu critiques et approbations à l'époque, même si l'acquisition de la collection par le Metropolitan a été unanimement saluée.

Contrairement aux autres départements, la collection Lehman ne se concentre pas sur un style ou une période déterminés. Elle reflète plutôt les goûts et intérêts personnels de son défunt propriétaire. Le collectionneur s'est largement concentré sur la peinture de la Renaissance italienne et en particulier l'école siennoise. Parmi les peintures, on compte des chefs-d'œuvre de Botticelli et Domenico Veneziano, ainsi que de nombreuses toiles de peintres espagnols comme El Greco ou Goya. La collection de dessins des grands maîtres, comprenant des œuvres de Rembrandt ou de Dürer, est particulièrement importante par sa quantité et sa qualité. Le musée a documenté cette immense collection par un ouvrage en plusieurs volumes.

Les bibliothèques

La Thomas J. Watson Library, du nom de son fondateur, est la principale bibliothèque du Met. Elle regroupe des livres d'histoire de l'art, comprenant des catalogues de vente et d'exposition, dans le but de mettre en valeur les collections permanentes du musée. Plusieurs départements du Met ont leur propre bibliothèque spécialisée relative à leurs domaines propres. La Watson Library et les bibliothèques des départements conservent également des ouvrages anciens et importants qui sont eux-mêmes des œuvres d'art. Parmi lesquels on peut citer les livres de Dürer et Athanasius Kircher, ainsi que les éditions de la revue surréaliste VVV et une copie de La Description de l'Égypte… commandée en 1803 par Napoléon Bonaparte et considérée comme l'une des plus grandes publications françaises.

Quelques bibliothèques sont ouvertes au public sans rendez-vous. Le Library and Teacher Resource Center, Ruth and Harold Uris Center for Education est ouvert aux visiteurs de tout âge désireux d'étudier l'art et l'histoire de l'art ainsi que de mieux connaître le musée, ses expositions et collections permanentes. La Robert Goldwater Library du département des arts africains, d'Océanie et des Amériques présente des documents sur ces sujets. Elle est ouverte aux chercheurs adultes et aux étudiants. La plupart des autres bibliothèques sont réservées au personnel du musée ou ne sont ouvertes au public que sur rendez-vous.

Art médiéval

La collection d'art médiéval consiste en une très large gamme d'objets d'art occidentaux allant du IVe au XVIe siècle, ainsi que d'art byzantin et d'antiquités pré-médiévales européennes ne faisant pas partie des collections gréco-romaines. Comme la collection islamique, la collection médiévale est composée d'objets laïques et religieux. Au total, le département compte plus de 11 000 œuvres.

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The Cloisters

À cause de son ampleur, elle est la seule collection du musée à être exposée dans deux endroits : le bâtiment principal sur la Cinquième Avenue et The Cloisters. Les deux emplacements sont gérés par le même département.

Bâtiment principal

Située au premier étage, la galerie médiévale contient environ 6 000 objets. Bien que de nombreuses pièces européennes y soient exposées, la plus grande partie d'entre elles se trouvent au musée des Cloîtres (The Cloisters), au nord de Manhattan. Cela permet au Met d'exposer, côte à côte, des pièces d'art européennes et byzantines. La galerie principale abrite de nombreuses tapisseries et statues religieuses et funéraires, alors que les galeries secondaires présentent des œuvres plus petites en métaux précieux et en ivoire, y compris des reliquaires et des objets séculiers. La galerie principale avec son haut plafond voûté a aussi un autre usage : il est le site du traditionnel arbre de Noël du Met.

The Cloisters

The Cloisters est un projet de John D. Rockefeller, qui est l'un des principaux donateurs du Met. Situé dans Fort Tryon Park et terminé en 1938, le bâtiment est uniquement consacré à l'art médiéval. La collection fait partie à l'origine d'un autre musée et a été rassemblée par George Grey Barnard, puis acquise en totalité par Rockefeller en 1925 pour en faire cadeau au Met. Rockefeller achète une propriété de 28 ha au nord du musée de Barnard, convertissant la propriété en parc public et y construisant un nouveau musée. Puis il fait don de nombre de pièces de sa propre collection au musée pour compléter la dotation.

The Cloisters sont ainsi nommés en référence à cinq cloîtres médiévaux français en ruine dont les structures sauvées ont été incorporées au nouveau bâtiment, qui est une œuvre d'art en lui-même. Le résultat évoque les bâtiments qui le constituent sans imiter l'un d'eux en particulier. Les vitraux, les colonnes sculptées et même les tapisseries proviennent des édifices originaux. Le parc entourant les cloîtres comprend plusieurs jardins plantés selon les ouvrages d'horticulture de l'époque médiévale.

Alors que les œuvres médiévales présentées dans le bâtiment principal du Met sont de provenances diverses, les 5 000 exposées ici sont strictement limitées à l'Europe médiévale. On y trouve des œuvres d'une grande importance historique et d'une extraordinaire beauté comme Les Belles Heures du duc de Berry, illustrées par les frères de Limbourg au XVe siècle, ou la croix d'autel roman du XIIe siècle, en ivoire de morse, connue sous le nom de Cloisters Cross provenant d'Angleterre, ou encore la série de sept tapisseries nommées La Chasse à la licorne et représentant les sept étapes de chasse de la légendaire licorne, de la fin du XVe, début du XVIe siècle provenant du sud des Pays-Bas.

Art moderne

Bien que le Museum of Modern Art soit considéré comme le temple new-yorkais de l'art moderne, le Met dispose d'un substantiel département en ce domaine. Avec plus de 10 000 œuvres, principalement d'artistes européens et américains, la collection occupe près de 6 000 m2 et présente de nombreuses icônes de l'art moderne. Les pierres angulaires de la collection comprennent le portrait de Gertrude Stein par Picasso (1906), le Drapeau blanc de Jasper Johns (1955), l'Autumn Rhythm (Number 30) de Jackson Pollock de 1950, et le Triptyque Beginning de Max Beckmann (1949). Certains artistes sont représentés de manière extensive, pour un musée ne se consacrant pas uniquement à l'art moderne. On citera par exemple les quarante peintures de Paul Klee, retraçant l'ensemble de sa carrière. À cause de la longue histoire du Met, les peintures contemporaines acquises au cours de ces dernières années ont souvent migré dans d'autres collections du musée, en particulier dans les départements de peinture américaine et européenne.

Instruments de musique

Avec près de 5 000 instruments de musique provenant du monde entier, la collection du Met figure parmi les plus grands musées. La collection débute en 1889 par la donation de plusieurs centaines d'instruments par Lucy W. Drexel, mais ce sont surtout les donations de Mary Elizabeth Adams, femme de John Crosby Brown, qui donnent une impulsion significative au département. Les instruments ont été (et continuent d'être) incorporés à la collection, non seulement sur la base de critères esthétiques, mais aussi de par leurs aspects techniques et sociaux dans les cultures dont ils sont originaires. La collection est encyclopédique de par son étendue : chaque continent y est en effet représenté, à presque chaque époque de son histoire musicale. Les joyaux du département comprennent plusieurs violons d'Antonio Stradivarius, une collection d'instruments asiatiques faits dans des métaux précieux et le plus vieux piano-forte au monde encore visible (un modèle de 1720 de Bartolomeo Cristofori). Nombre d'instruments de la collection peuvent toujours être joués et le département l'encourage en organisant des concerts et des démonstrations par des musiciens invités.

Photographies

Riche de quelque 20 000 œuvres, la collection de photographies du Met est composée de cinq collections majeures et des nouvelles acquisitions du musée. Alfred Stieglitz, fameux photographe lui-même, fait don de la première collection importante du musée, laquelle comprend une étude complète d'œuvres pictorialistes, une riche série de tirages d'Edward Steichen, et une collection remarquable de photographies provenant du propre studio de Stieglitz.

Le Met complète le don de Stieglitz par 8 500 pièces provenant de la Gilman Paper Company Collection, de la Rubel Collection, et de la Ford Motor Company Collection, qui enrichissent la collection respectivement par des œuvres des pionniers de la photographie française et américaine, britanniques et par des photographies américaines et européennes postérieures à la Première Guerre mondiale. Le musée fait aussi l'acquisition de la collection personnelle de Walker Evans, un coup particulièrement réussi, vu la demande pour son œuvre.

Bien que le département ait obtenu une galerie permanente en 1997, toutes ses œuvres ne sont pas exposées en permanence, à cause de la nature délicate des photographies. Cependant, il a mis sur pied quelques-unes des expositions temporaires les mieux accueillies du Met, comme la rétrospective Diane Arbus ou l'exposition Édouard Baldus par exemple.

D'après Wikipédia

 

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15 juillet 2019

EAST RIVER

L'East River est un détroit des États-Unis situé dans la ville de New York et qui relie l'Upper New York Bay à son extrémité Sud au Long Island Sound à son extrémité Nord. Malgré son nom, l'East River n'est pas une rivière mais un détroit.

L'East River sépare Long Island (incluant les arrondissements de Queens et de Brooklyn) de Manhattan et du Bronx. En raison de sa connexion avec le Long Island Sound, l'East River est parfois baptisée Sound River. Au nord du détroit, la Bronx River se jette dans l'East River, et au nord de Ward's Island, le détroit de Bronx Kill assure la connexion entre Harlem River et l'East River.

Il comprend de nombreuses îles et huit ponts le traversent. Treize tunnels passent aussi sous le cours d'eau.

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La partie sud de l'East River, qui fait la liaison entre les arrondissements de Brooklyn et de Manhattan, a été pendant une longue période l'une des voies d'eau les plus fréquentées au monde, notamment lors des trois premiers siècles d'existence de New York. Le pont de Brooklyn, construit en 1883, est le premier pont à enjamber la rivière, remplaçant ainsi les traditionnels ferries, bien que des liaisons par bateau soient maintenues après la construction du pont suspendu. Par la suite, le pont de Williamsburg (1903) puis le pont de Manhattan (1909) créent de nouvelles liaisons entre les deux arrondissements.

D'après Wikipédia

 

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14 juillet 2019

LE MARATHON DE NEW YORK

Le Marathon de New York est une course pédestre de 42,195 km empruntant chaque année depuis 1970 les rues de New York. Il fait partie du World Marathon Majors, compétition regroupant six marathons majeurs.

Le premier Marathon de New York s’est tenu en 1970, les 127 concurrents présents, qui ont tous payé 1 $ d'inscription, ont couru plusieurs boucles autour de Park Drive dans Central Park. Seulement une centaine de spectateurs ont pu observer la victoire de Gary Muhrcke en 2 h 31 min 38 s. Pour cette première édition, seuls 55 coureurs ont passé la ligne d'arrivée. Au cours des années, le marathon s'est beaucoup développé.

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Afin de s'adapter au nombre grandissant des participants, en 1976, le cofondateur de la course Fred Lebow, alors président du New York Road Runners Club, décide de re-dessiner le parcours pour que les coureurs puissent traverser les cinq arrondissements sur lesquels la ville de New York s’étend ; le succès populaire est au rendez-vous. L'année suivante, les inscriptions à l'épreuve sont décuplées après que le film Marathon Man a marqué les esprits. Le Marathon accroît sa popularité un an après lorsque la Norvégienne Grete Waitz bat le record du monde en passant la ligne d’arrivée après 2 h 32 min 30 s de course. Elle gagnera neuf fois en onze participations. Au début des années 1980, le parcours est raccourci par erreur de 150 mètres, et le record d'Alberto Salazar en 2 h 8 min 13 s est invalidé.

Une section officielle pour les compétiteurs en fauteuils roulants a été créée en 2000. Lors de l’édition de 2002, les femmes d'élite ont commencé leur course 35 minutes avant le départ des hommes d'élite et du reste des coureurs. Au milieu des années 2000, les cyclistes Laurent Jalabert puis Lance Armstrong participent à l'épreuve, mais également les tennismen Yannick Noah ou Amélie Mauresmo.

En 2012, la 43e édition du Marathon de New York est annulée suite aux dégâts causés par l'ouragan Sandy qui a fait quarante morts dans la ville et où des centaines de milliers de personnes restent privés d’électricité, de chauffage ou d’eau, et dont le maintien fait polémique.

Quatre décennies après sa création en 1970, le Marathon de New York est certainement le marathon bénéficiant de la plus grande renommée et depuis quelques années un des plus grands en termes de participants (46 536 arrivants en 2011). D’ailleurs face aux demandes de participation très nombreuses, le Marathon a mis en place un système de loterie. Hormis les sportifs de haut niveau, chaque participation repose principalement sur un tirage au sort révélé chaque année en mars (inscription entre mi janvier et mi février).

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Tous les 1er dimanches de novembre, presque deux millions de spectateurs encouragent les coureurs tout au long du parcours dans New York. Le Marathon est retransmis en direct à la télévision sur NBC et est suivi par plus de 315 millions de téléspectateurs.

La course débute, en montée, à Staten Island près du pont Verrazano-Narrows, qui est totalement fermé pour l'évènement. Pendant les premières minutes de course, le pont est submergé de coureurs, image qui fait chaque année le tour du monde et qui est toujours le point fort de ce marathon.

Le tracé passe ensuite par Brooklyn puis par le Queens. Les concurrents traversent l'East River par le pont de Queensboro pour rejoindre Manhattan. L'itinéraire va ensuite vers le nord sur la Première Avenue et passe brièvement dans le Bronx avant de retourner à Manhattan par la Cinquième avenue et de se terminer par une boucle autour de Central Park.

Le Marathon de New York n'est pas réputé rapide à cause des dénivelés des franchissements de ponts et des cinq derniers kilomètres vallonnés dans Central Park.

Plusieurs millions de spectateurs encouragent les coureurs sur le parcours notamment lorsqu'ils arrivent dans la Première Avenue, très large et très longue : plus de 5 km de ligne droite. L'ambiance dans la course est permanente, avec des orchestres, des animations tout le long du parcours.

D'après Wikipédia

 

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13 juillet 2019

UNE JOURNEE A STATEN ISLAND

Article de LeFigaro.fr - Avril 2019

Village du XVIIe siècle, anciens forts militaires, jardin chinois... À 25 minutes en ferry de Manhattan, Staten Island offre une expérience dépaysante et étonnante. Le plus méconnu des cinq boroughs de New York mérite au moins une journée de visite.

Est-ce l’île où se trouve la Statue de la Liberté ? Ou celle qui accueillit, au début du XXe siècle, les immigrants venus vivre le rêve américain ? Rien de cela. Souvent confondue avec Liberty et Ellis Island, Staten Island est l’un des cinq boroughs (arrondissements) de New York avec Manhattan, Brooklyn, Queens et The Bronx. C’est le troisième plus grand d’entre eux, mais aussi le moins peuplé... Et le moins connu. Les visiteurs connaissent surtout le ferry qui permet de s’y rendre gratuitement. Si Staten Island n’est clairement pas le premier lieu où l’on se rue lors d’une première visite à New York, l’île dispose de sites qui valent le détour pour un jour ou deux.

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Après une traversée d’une trentaine de minutes, le ferry amarre à St George. Difficile de se croire encore dans l’une des plus grandes métropoles du monde. On n’y trouve pas l’ombre d’un building. La circulation est fluide et les rues, calmes, sont bordées de maisons avec jardin. L’un des lieux les plus proches se trouve plus au sud, le long de la côte. Construite en 1690, la maison natale d’Alice Austen (1866-1952) imitation d’une ferme hollandaise, est l’une des plus anciennes de l’île. Un musée intimiste retrace la vie et l’œuvre de celle qui fut l’une des photographes américaines les plus prolifiques de sa génération.

À une quinzaine de minutes de marche, on arrive au milieu des anciennes installations militaires de Fort Wadsworth, parmi les plus anciennes des États-Unis. Construites en 1663, elles furent utilisées par les Britanniques pendant la Guerre d’indépendance avant de devenir dès 1860 un lieu de défense du port de New York. Les forts ne sont pas accessibles au public mais le parc peut être visité à tout moment. Le Verrazano Bridge, le pont qui relie Staten Island à Brooklyn d’où s’élance le marathon de New York, surplombe le site de Fort Wadsworth.

Pour faire un bond de trois siècles en arrière, direction le village historique de Richmond Town, au centre géographique de l’île. Les routes qui y mènent traversent forêts et champs. Des panneaux avertissent les automobilistes du risque de passage d’animaux sauvages. Plutôt inattendu à New York. Le village s’articule autour d’un tribunal semblable à un temple grec avec colonnes massives. Un musée permet de mieux comprendre les traditions et le mode de vie des habitants, dont beaucoup vivaient encore de la pêche et de l’agriculture jusqu’au XXe siècle. Une visite guidée permet au visiteur de découvrir l’intérieur des maisons et ainsi mieux comprendre leur mode de vie. Nous entrons dans une cabane jonchée de rondeaux de bois où un vieil artisan fabrique des jouets et du mobilier que les visiteurs peuvent acheter. Juste à côté, un imprimeur crée des affiches à l’ancienne en frappant du papier avec des caractères de plomb.

Remontons vers le nord-est de l’île. Non loin de St George, le centre culturel Snug Harbor, situé dans un jardin botanique, concentre les principaux musées de l’île. On y trouve notamment le Noble Maritime Museum, qui retrace l’histoire maritime de l’île, ou encore le Staten Island Museum. Ce dernier, aménagé dans un ancien dortoir pour marins retraités, fait la connexion entre l’art, l’histoire et les sciences naturelles depuis 1881. Enfin, tout près de là, le Chinese Scholar’s Garden reconstitue fidèlement plusieurs jardins chinois créés sous la dynastie Ming (XIVe-XVIIe siècles). La plupart des pierres, plantes et éléments d’architecture ont été importés de Suzhou, en Chine.

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Avant de reprendre le ferry pour Manhattan, plusieurs lieux sont à visiter autour du port de St. Georges. Le Memorial Postcards rend hommage aux résidents de Staten Island tués lors des attentats du 11-Septembre. Entre les deux sculptures de marbre de 9 mètres de haut, où sont représentées des cartes postales envoyées par les familles des victimes, on aperçoit les immeubles du quartier financier de Manhattan. Également autour du terminal, le musée National Lighthouse Museum, intéressant pour qui veut devenir incollable sur l’histoire et la technologie des phares aux États-Unis. Dès la mi-2019, les visiteurs pourront terminer leur visite de Staten Island à l’Empire Outlet, un centre commercial qui accueillera une centaine de magasins d’usine.

Comment y aller?

Depuis South Ferry, à la pointe sud de Manhattan, prendre le Staten Island Ferry. Gratuit, il fonctionne 24h/24 et effectue la traversée en 25 minutes. Passage toutes les 15 à 30 minutes. L’île est également accessible en bus ou en voiture via Brooklyn par le Verrazano Bridge et via le New Jersey par le Bayonne Bridge. Pour se déplacer, l’île dispose d’une ligne de métro et d’un réseau de bus accessibles avec les titres de transport de la MTA, la régie des transports de New York.

Où dormir ?

Faute de touristes, l’offre hôtelière est lacunaire à Staten Island. Parmi les rares hôtels, citons le Hilton Garden Inn, pratique pour sa proximité avec l’aéroport de Newark. Trois nouveaux hôtels doivent ouvrir courant 2019 : Fairfield Inn & Suites (100 chambres), Best Western (80 chambres) et Westin Hotel (175 chambres), tout près du terminal de ferry de St George.

5 choses à savoir

  • Le chewing-gum fut inventé à Staten Island.
  • La carte de Westeros de la série Game of Thrones s’inspire de la géographie de Staten Island.
  • Avant de devenir gratuite en 1997, la traversée en ferry coûtait 50 centimes.
  • Staten Island est le seul borough de New York à voter en majorité pour les Républicains.
  • Freshkills Park, construit sur le site d’une ancienne décharge, sera le deuxième plus grand parc de New York d’ici à 2040.

 

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12 juillet 2019

VAN CORTLANDT PARK - BRONX

Le Van Cortlandt Park est un grand espace vert de 4,6 km2.

Le parc a été nommé à la mémoire de Stephanus Van Cortlandt, qui fut le premier maire de New York à être né sur le sol américain, à la fin du XVIIe siècle. La famille Van Cortlandt était également très influente durant la période de colonisation menée par les anglais et les hollandais. Le plus vieux bâtiment du Bronx, le Van Cortlandt House Museum, est situé dans le parc. Le parc comprend le terrain de golf le plus ancien des États-Unis : il date de 1895. Le parc, ouvert en 1888, fut en grande partie aménagé à cette époque, mais certaines zones furent laissées à leur état naturel. Dans les années 1930, la création de la Henry Hudson Parkway et de la Mosholu Parkway changea l'aspect du parc, à présent parcouru par ces axes routiers importants, dont la construction a nécessité l'aménagement d'un marais.

Dans les années 1970, la crise financière de New York contribue au délabrement du parc. Cependant, à partir des années 1990, des fonds sont alloués qui ont permis d'effectuer sa restauration.

Le parc accueille régulièrement des épreuves de cross-country.

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Van Cortlandt House Museum

bronx van cortlandt

 

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11 juillet 2019

UKRAINIAN INSTITUTE OF AMERICA ou MAISON HARRY F. CLAIR - EAST VILLAGE - MANHATTAN

La maison Harry F. Sinclair est un manoir abritant aujourd'hui l'Ukrainian Institute of America, qui fait la promotion de l'art et de la littérature ukrainiennes en organisant des expositions ouvertes au public, entre autres. Il se trouve dans le quartier ukrainien, inclus dans East village.

Il est conçu par Charles Pierrepont Henry Gilbert pour le banquier Isaac D. Fletcher en 1897 et achevé en 1898. À la mort de Fletcher en 1917, sa collection d'art rejoint le Metropolitan. Museum of Art. La maison est vendue à Harry F. Sinclair, un milliardaire de l’industrie du pétrole, qui vit dans le manoir jusqu’en 1930. Elle est revendue la même année à Auguste et Anne van Horne Stuyvesant, frère et soeur, célibataires, descendants de Peter Stuyvesant. Depuis 1955, elle est la propriété de l’Ukrainian Institute of America.

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Le style est néo-gothique. Il a fait l'objet d'une restauration en 1997 mais était très bien conservé.

L'Institut a été fondé par l’industriel et philanthrope ukrainien William Dzus le 3 mai 1948 dans le but de promouvoir la culture, l’histoire, les arts, la musique et la littérature ukrainiens. Il accueille des expositions d'art d'artistes ukrainiens notables et d'autres événements liés au patrimoine ukrainien.

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manhattan east village

 

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10 juillet 2019

MANHATTANHENGE

Manhattanhenge est un événement se produisant deux fois dans l'année, pendant lequel le soleil couchant s'aligne avec les principales rues orientées Est-Ouest de Manhattan, à New York.

C'est un mot-valise dérivé de Manhattan, l'île où se produit le phénomène, et de Stonehenge, site mégalithique du Royaume-Uni dont l'alignement putatif des pierres avec le soleil à certaines dates est une théorie courante en archéoastronomie. On rencontre également l'expression « solstice de Manhattan ». Le terme est inventé en 2002 par l'astrophysicien Neil deGrasse Tyson.

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Manhattanhenge se produit dans les rues suivant le Commissioners' Plan, qui consiste en un plan en damier décalé de 29° par rapport à l'orientation est-ouest. Lors de Manhattanhenge, un observateur sur l'une des rues est-ouest voit le soleil se coucher sur le New Jersey directement dans son axe. Le phénomène est particulièrement visible dans les 14e, 23e, 34e et 42e rues.

Manhattanhenge a lieu au coucher de soleil deux fois chaque année, vers le 28 mai et le 12 juillet, deux dates de part et d'autre du solstice d'été. 

De façon similaire, dans l'autre sens, on peut observer le soleil se lever dans l'axe de ces rues vers le 5 décembre et le 8 janvier, dates de part et d'autre du solstice d'hiver, sous réserve bien entendu de conditions météorologiques favorables. Tout comme les dates de solstices et d'équinoxes, les dates de Manhattanhenge varient légèrement d'année en année.

Le même phénomène peut se rencontrer dans d'autres villes suivant un plan similaire. Il ne coïncide avec les équinoxes que si le plan hippodamien suit précisément une orientation nord-sud et est-ouest, aligné avec le vrai Nord et non le pôle Nord magnétique. 

D'après Wikipédia

 

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09 juillet 2019

LIBERTY ISLAND

Liberty Island, est une petite île inhabitée de la Upper Bay, sur laquelle a été érigée la Statue de la Liberté. Sa superficie est de 6 hectares.

Le nom de Liberty Island a été utilisé dès le début du XXe siècle, mais l'île n'a été officiellement rebaptisée qu'en 1956. Avant la construction de la Statue de la Liberté, l'île est connue successivement sous les noms de Oyster Island (« île aux Huîtres »), puis de Bedloe's Island (du nom d'un ancien propriétaire, Isaac Beldow, un calaisien installé à New York, qui acquiert l'île en 1667).

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Après avoir été la propriété de deux négociants, Adolphe Philipse et Henry Lane, période durant laquelle elle est réquisitionnée par la ville de New York pour y installer un centre de quarantaine contre la variole, elle est achetée en 1746 par Archibald Kennedy, 12e comte de Cassilis, chef du clan Kennedy en Écosse, qui installe une résidence estivale. Celui-ci permet que l'on utilise de nouveau l'île comme centre de quarantaine contre la variole.

La ville de New York en fait l'acquisition le 18 février 1758 afin d'en faire un centre de quarantaine contre la peste.

En 1800, l'État de New York la cède à son tour au gouvernement fédéral qui en assure la Fortification. C'est ainsi que l'on érige de 1806 à 1811, Fort Wood, un ouvrage défensif, construit en granit sur un plan en étoile à onze branches, ce qui lui valait le surnom de Star Fort (le « fort étoile »). Ce fort garde son activité militaire jusqu'en 1944 et sert de support pour la Statue de la Liberté.

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, l'île est surveillée jour et nuit par des patrouilles de l'US Coast Guard.

Si l'île, entourée des eaux de l'État du New Jersey, est la propriété du gouvernement fédéral, les bâtiments et les docks sont eux, sous la juridiction de la ville de New York.

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Elle est uniquement accessible au public par ferry, au départ de Battery Park à Manhattan, et de Liberty State Park à Jersey City. Liberty Island se situe à 2,6 km de Manhattan.

D'après Wikipédia

 

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08 juillet 2019

ANDREW CARNEGIE

Andrew Carnegie, né le 25 novembre 1835 à Dunfermline en Écosse (Royaume-Uni) et mort le 11 août 1919 à Lenox (dans sa propriété de Shadow Brook) dans le Massachusetts (Etats-Unis), est un industriel et philanthrope écossais naturalisé américain. Il est l'un des principaux acteurs de l’essor de l’industrie de l'acier aux États-Unis à la fin du XIXe siècle.

Andrew Carnegie est premier fils de l'union de Margaret et William Carnegie. Son père participe au chartisme, mouvement social dont le but est d'améliorer les conditions de vie des ouvriers en Grande-Bretagne. Alors que le commerce de son père périclite, la famille émigre aux États-Unis en 1848 et, alors qu'il a treize ans, Andrew Carnegie emménage à Allegheny en Pennsylvanie.

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Après avoir commencé dans l'industrie textile comme simple ouvrier, il décida de s'éduquer en allant lire des livres dans les bibliothèques proches de sa maison. Il crée par la suite l'une des plus importantes aciéries américaines à Pittsburgh, entre la guerre de Sécession et le début du XXe siècle.

Le succès de sa société, Carnegie Steel Company, est essentiellement lié à sa capacité de produire en grande quantité et à bas prix des rails de chemin de fer, dont la demande est forte à cette époque. Il fonde notamment en 1865 la Keystone Bridge Company qui est à l'origine du pont Eads. Il participe également à la fabrication de matériel ferroviaire avec la Pittsburgh Locomotive and Car Works. En 1901, pour la somme de 480 millions de dollars, il vend ses propriétés industrielles à un groupe de financiers mené par J. P. Morgan, ce qui constitue à l'époque un record pour une cession commerciale. Il est surnommé « l'homme le plus riche du monde » et devient l'incarnation parfaite du rêve américain.

Il conclut en 1889 un accord avec l'American Federation of Labor, s'engageant à ne plus diminuer les salaires pour une période de trois ans. En 1892, Henry Clay Frick, dirigeant de l'entreprise pendant les vacances de Carnegie en Italie, décide de réduire de 18 % les salaires des travailleurs. La grève qui s'ensuit est réprimée très durement (16 morts) par des miliciens recrutés par l'entreprise et le travail reprend... 

On se souvient surtout d'Andrew Carnegie en tant que bienfaiteur et philanthrope. Jusqu'à sa mort, en 1919, il aura laissé plus de 350 millions de dollars à diverses fondations, et les derniers 30 millions de sa fortune restant à sa mort sont légués à diverses œuvres de charité.

Il a créé aux États-Unis environ 2 500 bibliothèques publiques gratuites portant son nom, les Carnegie Libraries. Il a aussi financé 65 bibliothèques annexes dans la ville de New York et aidé les institutions culturelles (musées, Carnegie Hall), les églises et les parcs publics

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Carnegie Hall, New York

En 1891, le California Institute of Technology a été créé grâce à des fonds mis par Andrew Carnegie à la disposition de l'astronome George Ellery Hale. En 1896, il a créé le Carnegie Museum of Art de Pittsburgh, en Pennsylvanie.

Il construit en 1900 les Carnegie Technical Schools, rebaptisées en 1912 Carnegie Institute of Technology, et depuis 1967 l'université Carnegie-Mellon. Celle-ci est destinée à apporter un enseignement technique de qualité aux enfants de travailleurs dépourvus de ressources. En 1902, il finance la construction du lac Carnegie (New Jersey) pour les besoins de l'équipe d'aviron de l'université de Princeton à l'instigation d'Howard Russell Butler. Il fonde en 1910 la Fondation Carnegie pour la paix internationale, qui se définit aujourd'hui comme un think tank global. En 1918, il crée The Carnegie Foundation for the Advancement of Teaching, un fonds de pension pour les chercheurs et professeurs, aujourd'hui TIAA-CREF, une organisation reconnue d'utilité publique aux États-Unis.

En France, la donation Carnegie a permis la construction de la bibliothèque de Reims, inaugurée en 1928, de style art déco. Elle a également doté de 150 000 dollars la reconstruction des bâtiments publics de Fargniers dans l'Aisne (aujourd'hui commune associée à Tergnier), classés par les monuments historiques en 1998.

Andrew Carnegie est resté célèbre pour avoir fondé une philosophie de la philanthropie, plus connue sous le nom de « Gospel of Wealth » (littéralement « Évangile de la Richesse »). Sa pensée est popularisée à travers les États-Unis par la publication d'une série d'essais à caractère autobiographique titrée Wealth, qui paraît pour la première fois dans The North American Review en juin 1889. La philosophie du « Gospel of Wealth » d'Andrew Carnegie se caractérise par un mélange d'idées puritaines et de darwinisme social où se dessine une société organisée selon le schéma des classes sociales. En effet, la recherche de l'accumulation du profit doit être ce qui anime le pauvre tandis qu'en haut de la hiérarchie, les hommes de richesse se doivent d'accumuler de l'argent pour en redistribuer les surplus durant leur vie à ceux qui s'aident eux-mêmes.

Citations

  • J’ai connu des millionnaires manquant cruellement d’une nourriture qui à elle seule peut entretenir tout ce qui est humain dans l’homme, et je connais des travailleurs, et nombre de ceux qu’on appelle pauvres, qui connaissent des plaisirs inatteignables par ces mêmes millionnaires. C’est l’esprit qui enrichit le corps.
  • Il n’est pas de catégorie sociale plus misérable que celle qui possède uniquement l’argent. L’argent ne peut être qu'une bête de somme au service de quelque chose qui le dépasse infiniment. Élevé à un rang plus important, comme il l’est parfois, l’argent reste pourtant le Caliban qui ne peut quitter son rôle bestial. Mes aspirations me portent plus haut. 
  • Puissé-je avoir contribué à l’enrichissement et aux joies de l’esprit, à tout ce qui apporte aux vies des laborieux de Pittsburgh, un peu de douceur et de lumière. C’est pour moi le meilleur usage que l’on puisse faire de la richesse. 
  • La question de notre époque est la répartition adéquate des fortunes afin que les liens de fraternité puissent continuer à maintenir ensemble les riches et les pauvres en relations harmonieuses. 
  • Pratiquement jamais personne n'a conservé une fortune faite en spéculant. 
  • Toute vie qui n'a pour but que de ramasser de l'argent est une piètre vie.
  • Tout homme qui meurt riche meurt déshonoré. 
  • Le travail d'équipe permet à des personnes ordinaires de faire des choses extraordinaires. 
  • Ma définition du succès est la suivante : le pouvoir qui permet d'acquérir ce que l'on attend de la vie sans violer les droits des autres.
  • Tout homme qui acquiert la capacité de prendre pleine possession de son propre esprit peut prendre possession de tout ce à quoi il estime avoir droit.

La fortune personnelle de Carnegie était colossale. D'après le blog financier Celebrity Networth, il serait le quatrième homme le plus riche de tous les temps.

D'après Wikipédia

 

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07 juillet 2019

PRES DE 100.000 FIDELES REUNIS DANS LES RUES DE BROOKLYN POUR LES FUNERAILLES D'UN RABBIN

Article de Parismatch.com - avril 2019  

Mardi, près de 100.000 fidèles juifs étaient réunis dans les rues de Brooklyn, à New York, pour les funérailles de leur représentant.

Les photos sont ahurissantes. Mardi, près de 100.000 juifs hassidiques se sont réunis dans les rues de Brooklyn à New York pour les funérailles de leur plus vieux représentant décédé lundi. D’origine moldave, Yisroel Avrohom Portugal, 95 ans, était le dernier survivant de l’Holocauste faisant parti de cette branche du judaïsme.

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Vêtues de leur traditionnelle tenue noire, les personnes en deuil ont été jusqu’à grimper sur les lampadaires et se sont entassées sur les balcons pour mieux apercevoir le cercueil du rabbin. Des rues entières ont été bloquées et les magasins sont restés fermés, a rapporté The Sun.

La police de New York a eu du mal à contrôler la foule. Deux d’entre eux ont été légèrement blessés. L’un, en étant heurté par une voiture faisant partie du cortège, l’autre, en recevant sur la tête un drone qui filmait le cortège. Le pilote de l'appareil, âgé de 36 ans, a été accusé de mise en danger imprudente, selon le New York Post.

« Je ne pense pas avoir déjà assisté à des funérailles de cette ampleur », a déclaré un participant se nommant David au quotidien new-yorkais. « Il était très respecté. […] C’était un homme très saint », a-t-il conclu.

 

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